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vendredi 23 mars 2007
Législatives - Avranches-Mortain : un candidat qui dérange
Bien décidé à solliciter les suffrages des électeurs aux prochaines législatives, le conseiller général maire d’Avranches, Guénhaël Huet, a dû se mettre en congé de l’UMP pour pouvoir partir en campagne. Car c'est à Philippe Bas, ministre délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille, que le parti de Nicolas Sarkozy a accordé son investiture.
Le ministre candidat se fait de plus en plus présent dans cette circonscription. Et ça ne plaît pas à tout le monde. Dimanche 18 mars, il s'est invité à une assemblée générale de donneurs de sang, au Fresne-Poret, ce qui « a profondément choqué les participants », selon le président de l'association. Le conseiller général maire de Sourdeval, Albert Bazire, était lui aussi très fâché que l'on mélange ainsi « vie associative et vie politique » (tous les détails dans l'édition d'aujourd'hui de « La Voix le Bocage »).
A gauche, Frédérique Heurguier est sur la ligne de départ pour le parti socialiste. Bernard Daragon défendra quant à lui les couleurs de la LCR.
Législatives - Evreux 1 : déjà de nombreuses candidatures
Bruno Le Maire, directeur de cabinet du Premier ministre et Louis Petiet, conseiller général de Verneuil-sur-Avre et président départemental de l’UMP, ont fait part de leurs intentions.
Joël Hervieu, conseiller général de Nonancourt, doit défendre les couleurs de l’UDF.
Il faudra aussi compter avec Madeleine Masne, la candidate investie par le Front national et avec Jean Chevauchet son concurrent du MNR. En novembre dernier, Jean-Pierre Buon, un retraité de l’industrie hôtelière, avait annoncé sa candidature comme indépendant.
À gauche, Anne Mansouret a déjà affronté à deux reprises Jean-Louis Debré sous les couleurs du PRG. Elle a depuis rejoint le PS, mais a manifesté le désir de solliciter à nouveau les suffrages des électeurs. Avec ou sans investiture, car selon l’accord national conclu entre le PS et le PRG, la circonscription est réservée à une candidate de cette dernière formation. Et c’est Gisèle Philippon, conseillère municipale d’Evreux, qui a été désignée par les radicaux de gauche.
Les Verts ont eux aussi choisi une femme pour les représenter : Jacqueline Fihey. De même que le Parti communiste : Andrée Oger, conseillère générale de Saint-André-de-l’Eure, annoncera sa candidature samedi 24 mars.
Quant aux candidats d'extrême-gauche, ils ne se sont pas encore déclarés.
mardi 20 mars 2007
L'immigration, sujet tabou ?
Publiée au journal officiel en juillet dernier, la loi sur l'immigration et l'intégration a pour objectif de passer d'une « immigration subie » à une« immigration choisie ». Il s'agit notamment de sélectionner la main d'oeuvre et de faciliter l'accueil des étrangers dont le talent pourrait constituer un atout pour le développement et le rayonnement de la France.
La mise en oeuvre de cette politique figure logiquement au programme du candidat de l'UMP, Nicolas Sarkozy, qui vient également de proposer la création d'un « ministère de l'immigration et de l'identité nationale ». Une appellation qui a aussitôt suscité de nombreuses réactions, à droite comme à gauche.
Une pétition a été lancée par des historiens, chercheurs et sociologues. « Cette notion d'identité est posée comme monolithique et immuable. Or, plus que toute autre société, la société française s'est construite à travers les immigrations, comme un creuset intégrant la pluralité, s'enrichissant d'elle. »
Le concept d'immigration « subie » a également été dénoncé, en son temps, par la commission nationale consultative des droits de l'homme, qui l'a jugé « incompatible avec le respect de la dignité humaine ». « Les premiers à "subir" l'émigration sont ces hommes et ces femmes que la misère et l'extrême pauvreté, l'oppression, voire la terreur poussent à "choisir" l'exil et l'éloignement. »
Considérez-vous « l'identité nationale » comme un « gros mot », pour reprendre l'expression de Nicolas Sarkozy s'amusant de la polémique qu'il a déclenchée. A votre avis, qu'est-ce qu'être Français ? Adhérer à des valeurs ? Parler et écrire le français ?
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lundi 19 mars 2007
Législatives - Deauville-Pont-l'Evêque : cinq candidats déclarés
Le sortant, Yves Boisseau (UMP), élu en 2002 comme suppléant de Nicole Ameline, s'efface pour laisser l'ancienne ministre de la parité et de l'égalité professionnelle (gouvernement de Jean-Pierre Raffarin) briguer un nouveau mandat de député. Nicole Ameline est aujourd’hui ambassadrice en charge des questions sociales et de la parité.
Face à elle : Philippe Augier, maire de Deauville, et membre de l'UDF, très engagé aux côtés de son ami François Bayrou à la présidentielle ; le conseiller municipal de Cabourg, Damien Cesselin, pour le Parti socialiste, le PRG et le MRC ; le premier adjoint au maire de Dives-sur-Mer, Pierre Mouraret, du PC, qui se présente pour la quatrième fois ; et Michel Sidortchouk pour le parti d’Olivier Besancenot, la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR).
Le dépôt des candidatures à la Préfecture étant fixé entre le 14 et le 18 mai prochain, certains partis prennent leur temps pour choisir le candidat idéal. C’est le cas notamment du Front National. «La priorité absolue c’est la présidentielle, confie Eric Pinel, secrétaire départemental du Front National, certains ont cru que notre silence signifiait que nous n’avions pas de candidat, c’est faux. J’ai une idée très précise et je peux même dire que la parité sera respectée puisque c’est une femme qui représentera le FN».
Du côté des Verts, l’annonce officielle de l’identité du candidat devrait intervenir mercredi 21 mars. Silence radio également chez leurs voisins de CAP 21. « La commission d’investiture travaille sur les législatives, tout n’est pas encore bouclé » explique Bertrand Rio, responsable régional et responsable communication internet.
Quant au Mouvement Pour la France de Philippe de Villiers, les informations seront données en temps voulu « mais il y aura assurément un candidat sur la 4e circonscription».
vendredi 16 mars 2007
Législatives - Lisieux-Falaise : au moins huit candidats
Le dimanche 10 juin, les électeurs de la 3ème circonscription du Calvados (Lisieux-Falaise) auront le choix. Au moins huit candidats seront sur la ligne de départ.
Claude Leteurtre, le député UDF sortant, tentera de briguer un deuxième mandat, malgré un déficit de notoriété sur le secteur de Lisieux. Il pourra cependant s'appuyer sur un très gros potentiel de voix à Falaise, où l'ancien maire reste incontournable sur le plan politique.
A gauche, Clotilde Valter représentera le Parti socialiste, Laurence Morand est la candidate des Verts, Brigitte Jacob celle de la LCR. Et il faudra aussi compter avec le parti communiste. La candidature de Serge Loiseau, conseiller municipal à Lisieux, devrait être officialisée jeudi 22 mars.
A droite, Eric Lehéricy, le maire-adjoint de la cité lexovienne, a déjà annoncé qu'il serait candidat, même si sa situation est un peu ambiguë : il mène campagne pour Nicolas Sarkozy, mais il n'a toujours pas reçu l'investiture de l'UMP pour les législatives. Le Front National devrait être présent, tout comme le MPF, le parti de Philippe de Villiers.
Le représentant de la France en Action, Jacques Bessin, sollicitera lui aussi les suffrages des électeurs de cette circonscription. D’autres partis encore pourraient se lancer dans la bataille, comme Lutte Ouvrière, Chasse Pêche Nature et Tradition ou bien Cap 21, qui étaient présents en 2002. Lors des précédentes législatives, il y avait eu 18 candidatures.
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jeudi 15 mars 2007
François Hollande répond à nos questions
Les Hebdos Normands : A moins de deux mois du premier tour, des électeurs du Parti socialiste disent hésiter à voter Ségolène Royal. Que leur dites-vous ?
François Hollande : « Le pacte présidentiel de Ségolène Royal porte des valeurs de cohésion et les propositions qu’elle présente répondent aux urgences sociales, écologiques et démocratiques.
Sur l’emploi, elle affirme qu’il faut « travailler tous », avec un engagement : aucun jeune ne peut rester plus de 6 mois au chômage sans qu’il lui soit proposé un emploi tremplin ou une formation rémunérée. Sur le pouvoir d’achat, elle est la seule à vouloir ouvrir une grande négociation avec les partenaires sociaux sur les salaires et sur les aides de l’Etat qui doivent être concentrées sur les entreprises qui embauchent.
Sur l’école de la République, elle en fait sa priorité, non dans les mots, mais dans les moyens donnés aux enseignants et au soutien des élèves. Enfin, elle est consciente de l’ampleur de la crise démocratique et elle propose une République nouvelle avec un Parlement renforcé et une meilleure représentation des citoyens. Voilà l’enjeu de l’élection présidentielle : le changement dans la clarté.
Un deuxième tour sans la gauche, ce serait encore, comme en 2002, un non-choix, avec tous les risques de confrontation et de confusion. »
Les Hebdos Normands : Qu’est-ce que ça apporterait qu’une femme devienne présidente ?
François Hollande : « Une femme présidente de la République en France, ce serait d’abord une nouvelle pratique politique et un changement dans l’exercice du pouvoir. Ce serait aussi l’aboutissement de la parité. Une femme peut réussir là où tant d’hommes ont échoué. Ségolène Royal a montré tout au long de son parcours politique des qualités de caractère, de conviction, de courage et d’écoute, qui en feront une grande présidente. »
Les Hebdos Normands : La gauche est à son plus bas niveau. Y voyez-vous un risque pour le second tour ?
François Hollande : « Il y a aujourd’hui encore beaucoup d’indécis, plus de 40 % de nos concitoyens. Il est trop tôt pour tirer quelques conclusions que ce soient sur les rapports de force entre la droite et la gauche. Nous sommes encore à plus de trente jours du premier tour et la campagne officielle n’a pas encore commencé. Nous ne connaissons pas encore la liste des candidats.
Le niveau de la gauche n’a pas de raison d’être plus faible qu’en 2002 et même qu’en 2004, à condition que les voix de gauche ne se laissent pas disperser sur des candidatures qui ne sont pas de gauche et l’objectif de Bayrou est d’aboutir à une alternance au sein de la seule majorité UMP-UDF. Et non pas d’une véritable alternative dans le pays. Seule Ségolène Royal porte cette volonté. »
mardi 13 mars 2007
Discrimination : sortez masqué !
En matière de recrutement, l'âge est le premier facteur discriminant.L'Observatoire des discriminations, qui a publié son premier baromètre en novembre 2006, a pu constater qu'un candidat de 48-50 ans recevait trois fois moins de convocations à un entretien d'embauche que le candidat de référence, âgé de 28-30 ans.
L'origine compte également. Les tests ont montré qu'il valait mieux avoir un nom et un prénom qui sonnent bien français plutôt qu'un patronyme magrébin.
Mais être handicapé (reconnu Cotorep), être une femme mariée avec trois enfants ou avoir un visage « éloigné des canons de la beauté »... diminue aussi presque tout autant ses chances de décrocher un entretien.
Promulguée en avril 2006, la loi pour l'égalité des chances prévoyait la mise en place du CV anonyme dans les entreprises de plus de 50 salariés, « selon des modalités d’application restant à être fixées par le Conseil d’état ». Après anonymisation, les CV soumis aux recruteurs ne devaient faire apparaître ni l'âge, ni le sexe, ni la photo, ni le nom, ni prénom, ni l'adresse, ni le téléphone.
Finalement, les entreprises ont été laissées libres d'y recourir ou non. Le CV anonyme reste du domaine de l'expérimentation jusqu'à la fin 2007.
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